Denny Imbroisi (Ida), un chef sous influences

Hello les amis, il semblerait que ça bouge dans le Sud de Paris. Encore un nouveau restau, et pas n’importe lequel, celui du top chef (2012) Denny Imbroisi, qui a choisi de poser son fourneau rue de Vaugirard, côté Montparnasse.

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Rien que pour ça, merci Chef ! (on me souffle à l’oreillette, que d’autres ouvertures se préparent dans ce coin avant la fin de l’année).

Si vous vous intéressez un peu à la gastronomie, vous n’avez pas pu le manquer. Le restau n’était même pas ouvert que déjà il faisait le buzz sur les « res(t)aux » sociaux. Et la presse de s’en mêler très vite, et partout de l’enthousiasme. J’ai même des copines, qui n’ont rien à voir avec le milieu, qui y ont été dans les quinze jours suivant l’ouverture. Pour ma part, je n’y suis allée « que » au bout de trois semaines, soit un peu après tout le monde (enfin c’est mon impression). Je vous raconte.

Nous avons pris la réservation le mardi pour le samedi soir. Et oui la semaine d’avant, nous n’avions pas réussi à avoir de table. Le lieu est mimi tout plein. C’est petit, un peu comme un écrin. Il est rouge et noir. Des paquets de pâte décorent le lieu (et rappellent les origines transalpines du chef), ainsi que des Guides Michelin toute génération. Et si ce l’endroit a déjà une âme, c’est peut-être grâce aux objets transmis de génération en génération, comme cette magnifique balance trônant sur le comptoir à l’entrée, qui appartenait à la grand-mère de Denny, ou la machine à jambon de son père. La transmission, il n’y a que ça de vrai !

 

Une belle table ronde laquée noire (chouette, c’est celle que nous avons eue), puis une autre de 4. Une demi-cloison vitrée (je rêve où on voit de plus en plus ?), sépare cette première « petite » salle d’une autre avec des tables en enfilades, (côté intimité, mouais…) et puis la cuisine dans le fond ouverte, mais pas directe sur la salle.

Le service est jeune et aimable. Nous sommes le soir. La serveuse nous explique qu’il n’y a pas de carte, que le menu est « surprise » (renseignement pris, il semblerait qu’elle ait fait une boulette, le terme qu’elle aurait dû employer est « carte blanche ».

Bref, elle nous explique que nous avons le choix entre 2 entrées , 1 plat de pâte et 1 dessert ou la même chose avec un plat de viande ou de poisson en plus. La première formule est à 42 €, la seconde à 65 €.

Nous optons pour la première. Je demande si je peux avoir un plat de poisson plutôt que les pâtes, elle va se renseigner. Ma requête est acceptée. Bon point ! On nous apporte une amuse-bouche. Des toasts grillés avec une rillettes maison de poisson servie dans une jolie boîte de sardine. La présentation fait mouche.

Denny Imbrosi, rillettes amuse-bouche

Dès l’amuse-bouche, la présentation fait mouche.

La première entrée m’emballe, un tataki de thon, (tellement bon que je voudrais la recette !) Cuit à l’extérieur, le thon est cru, moelleux et parfumé à l’intérieur, des pointes de condiment au kumquat pour l’acidulé, du radis pour le croquant et la touche de rose qui va si bien avec le orange et des feuilles de wasabine (ça a le goût du navet et le piquant du wasabi, j’adore!) C’est bon et en plus ça apport la touche de vert au plat. Bonne pioche cette entrée.

Denny Imbrosi, tataki de boeuf

Coup de coeur pour ce tataki de thon, fameux : je veux la recette !

La deuxième contrebalance la mer, c’est un tartare de boeuf, c’est tout aussi joli et surtout très bon. D’ailleurs, je connais des gens qui vont demander cette « entrée » comme plat principal. J’en suis sûre.

Denny Imbrosi Tartare de bœuf

Le tartare de bœuf servi en entrée, Denny Imbrosi, Ida

Sauf que… ma copine a mangé exactement la même chose quinze jours avant, elle me l’a raconté dans le détail, et ça beau être super bon (et un peu chiche aussi) ça m’agace un tout petit peu. D’autant que le tartare a été « instagrammé » en masse par tout ceux qui sont (déjà) passés par là. Mais bon c’est pas grave, parce que c’est vraiment bon, et puis c’est le début, il faut bien se roder.

Vient ensuite le fameux plat de pâte (maison), des carbonaras, des vraies sans crème. Pasta al dente parfaite et guanciale comme en Italie. Je suis heureuse d’avoir un plat de poisson.

Denny Imbrosi

Pas envie de pâte, Denny vous fait du poisson.

Une fois encore, il est fameux, une fois encore il est plein de couleur, de saveurs, de textures différentes, une fois encore la fameuse wasabine.

C’est très bon, Denny a mis au profit son passage chez le grand William Ledeuil qui a tant apporté à la cuisine ces dernières années. D’ailleurs on sent tout simplement l’influence chez Denny Imbroisi, 7 ans en Italie, 7 ans en France chez Alain Ducasse, au Mirazur à Menton, le goût des voyages. Ce chef-là aime les influences, il s’en imprègne, se les approprie et les retravaille en cuisine pour donner une cuisine juste, sa cuisine. Ce n’est pas de la cuisine italienne, même s’il fait des pâtes de folie, ce n’est pas un chef de poisson, ce n’est pas un chef fusion, c’est tout cela à la fois.

Après ce plat de résistance, on vous demande si vous voulez passer au dessert ou goûter à l’assiette de fromages italiens. Perso, ça allait, mais mon convive trouvait les portions chiche et a accepté cette assiette (5 €). Ma copine aussi, 15 jours avant et la table d’à côté aussi.

Le dessert, intitulé « fraisier destructuré »,

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Une fameuse crème au cassis accompagnée de crème au mascarpone et des biscuits amarettis, je savoure, je déguste, je prends mon temps, signe que je me régale. Sinon, était servi le Cappuc’IDA ou sinon c’est un dessert au chocolat, en ce moment une lasagne ouverte au chocolat.

Un vrai bon repas, qui laisse un petit goût de « revenez-y », ça tombe bien je n’ai qu’une envie : y retourner. D’autant que la formule a encore évolué. Depuis le chef a lancé un menu Pâte (89 €).

Il comprend 2 entrées, 1 pâte maison (spaghetti, gnocchi, raviolis…), 1 pâte à la viande ou au poisson et surtout 1 dessert au pâte : lasagne ouverte ou spaghetti bolognaise de fruits rouges et chocolat blanc. Celui-là, je ne l’ai pas goûté, mais il fait très envie.

Ida, Denny Imbroisi, 117 rue de Vaugirard, 75015 Paris. Tél. : 01 56 58 00 02. 30 € au déjeuner, de 42 à 89 € le soir, sans les vins.

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Une réflexion sur “Denny Imbroisi (Ida), un chef sous influences

  1. on peut donner son avis ? et bien je trouve cela cher pour ce que c’est et tant mieux que certains gobent là-dedans, pas moi merci car je trouve que la cuisine c’est manger et pas écumer

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