Comment manger sainement ? Rencontre avec Anne Piovesan, naturopathe

Portrait DVD
Anne Piovesan, Déjeuners Sur L’herbe, naturopathe et cuisinière éclairée.

Lors de ma retraite de yoga, début novembre, j’ai rencontré Anne Piovesan, naturopathe, qui animait le stage côté cuisine. Anne ne nous a pas simplement régalé(e)s de délicieuses recettes légères et gourmandes, elle nous a aussi transmis les bases d’une alimentation saine.

 

Qu’est-ce que la naturopathie ?

Naturopathe, mais aussi maman, fine cuisinière, palais éclairé, Anne est une naturopathe avertie, qui s’élève contre les diktats actuels et le mouvement « sans ».
La naturopathie est reconnue par l’OMS depuis 1983 comme « médecine » traditionnelle au même titre que la médecine chinoise et ayurvédique. La naturopathie ne se substitue pas à l’allopathie (la médecine conventionnelle), elle la complète , en aidant à adopter un mode de vie plus sain par des moyens naturels. En France, cette profession n’est pas réglementée.

Anne Piovesan s’est formée il y a dix ans à la Faculté libre médecines naturelles et d’ethnomédecine de Paris. Elle s’appuie, entre autres, sur les ouvrages des docteurs Catherine Kousmine, Robert Masson, les ouvrages de Jean-Marie Pelt et Pierre Rahbi. J’ai beaucoup apprécié sa sagesse, et sa cuisine !

« Je suis contre les régimes « SANS » : le sans lactose, le sans gluten, le veganisme. Il y a trop d’excès en ce moment. Il faut faire attention avec le « tout soja ». Et bien lire les étiquettes des produits veggie qui envahissent les supermarchés. » explique Anne.

« Robert Masson écrit que jusqu’au XIXe siècle, les Asiatiques considéraient le soja comme toxique (il contiendrait trop de phyto-oestrogènes). Ce n’est que depuis le début du XXe siècle et la découverte que la fermentation détruisait presque totalement ces facteurs toxiques.  » poursuit Anne.

Anne apprécie les principes des médecines chinoises et ayurvédiques.

« La diététique chinoise a une approche différente. Aucun aliment n’est exclut, si on consomme de la viande et du poisson, on privilégie les végétaux. Un plat complet doit contenir les 5 saveurs : le salé, le sucré, l’amer (pour éviter qu’elle ne s’installe dans nos vies!), l’acide et astringent. Idéal pour parvenir à la satiété. On privilégie les aliments à températures en évitant le cru qui lèse le feu digestif »

On réduit les quantités, car dans nos sociétés d’abondance, les portions sont XXL, trop d’aliments dénutris.

Il ne faut pas lésiner sur la qualité des produits, il vaut mieux manger moins mais mieux.

Enfin on travaille le contenant en privilégiant les bols et les petites assiettes et on soigne les couleurs.

On prend le temps de mastiquer. Ne pas hésitez à compter jusqu’à 10 pour chaque bouchée jusqu’à ce que ça devienne une habitude (on se rend rapidement compte, que 10 c’est rien pour bien mâcher). On mange en pleine conscience, pas de télé, de radio, ou d’écran. On se concentre sur les sensations.

Que manger le matin ?

Anne évite le gluten. Elle a éliminé le blé et préfère le petit épeautre ancien mouture sur meule de pierre. Elle préconise d’éviter les mélanges multi-céréales qui compliquent la digestion. Rien de tel le matin de consommer des pancakes, des crêpes ou des blinis maison. 

Le beurre et la confiture sont relayés au dimanche, si possible. On les remplace par des purées d’oléagineuxamande,  car il faut du gras le matin. Les becs salés peuvent se sustenter avec 1 œuf et/ou 1/2 avocat.  A vous les avocats toasts, les oeufs brouillés ou les oeufs coque!

Le porridge à base d’avoine (une céréale « réchauffante ») ou de flocons de châtaigne, c’est très bien. On y ajoute de la banane, des fruits secs.

Des boissons végétales, mais là-aussi, on lit bien les étiquettes, et on les choisit « sans sucres ajoutés ».

Et bien sûr, une boisson chaude !

Que manger le midi et le soir ?

Le midi

Vive l’assiette végétale complète composée

  • d’une protéine (poisson gras, oeuf, viande blanche),
  • de féculent (nouilles de riz, sarrasin, quinoa, une semi-céréale, du riz complet…), légumineuse,
  • et de légumes cuits.
  • Pas de dessert, mais oui à un carré de chocolat noir. Ne pas boire pendant le repas, avant et après oui. Finir le repas par une boisson chaude, tisane ou chicorée (l’amer). Évitez le café qui est un inhibiteur digestif.

Pour vous donner un exemple, au déjeuner du samedi, Anne nous avait préparé une savoureuse salade de fenouil assaisonné d’une sauce cajou et de nouilles de riz coco-poireaux (dont je me suis inspiré pour le quinoa-coco). et une délicieuse crème au chocolat !

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Le soir

Même principe mais on retire la protéine.

En hiver, vive les soupes complètes type minestrone dans lesquelles on ajoute une poignée de légumes secs ou de riz.

Velouté de chataîgne - Anne Piovesan - Yoga - Zen - Cuisine saine
Velouté de châtaigne

Lors de notre retraite, Anne nous a régalé aux dîners avec une soupe de carottes-cacahuètes, d’un gratin de patate douce, de compote de fruits sans sucre, de potimarron rôti au four, de panais aux fleurs.

Une collation ?

Oui, vers 17h on fait une pause sucrée. Un fruit frais, des amandes. C’est bon pour la glycémie et la sérotonine. La bonne humeur quoi !

 

 

Envie d’en savoir plus sur Anne Piovesan, découvrez son site internet Déjeuners sur l’herbe.
Retrouvez sa cuisine dans les pages de Yoga Journal, qui vient de sortir un hors-série (je vous en reparlerais) et son DVD, yoga et cuisine saine à la maison 

Crédit photos : Lionel Piovesan et Karine Touzet, du blog Caramel et pixels.

Article publié le 22 novembre 2017. Mis à jour le 29 novembre 2017.

 

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